La Barrière

J'ai fait pipi
Dans les pots d'fleurs
Maman m'a dit
J'aime pas l'odeur.

Papa a ri
Pour mon malheur.
Maman a pris
L'marteau piqueur.

J'ai pas fini,
J'ai vu ldocteur
Toubib m'as dit
Touche pas les fleurs.




Actuellement, la grande Question qui emplit mon trop petit cerveau, logé dans ma trop grosse tête, outre mon inquiétude récurente sur le prix du kebab et mon habituel "qu'est-ce qu'on mange ce soir", est la question suivante:
"Qui fixe les barrières?"

Non en fait ça j'ai la réponse. Et ce soir on mange de la salade et les kebabs ne seront jamais assez chers pour ce qu'ils valent. La vraie question c'est:

Qu'est-ce qui sépare la véritable beauté de la niaiserie?

Qu'est-ce qui sépare un gentleman d'un don juam à 2 balles?

Cowboy Bebop de Plus belle la vie?

Autant en emporte le vent des feux de l'amour?

Une photo en contre-plongée d'une bande d'excités d'une photo en contre-plongée d'une bandes d'excités?

Une -pas si- p'tite Math d'un grand Tom...

Parce qu'en y regardant bien, les paroles les plus sincères peuvent parfois être ridicules si elles sont mal tournées. A l'inverse, on peut séduire bien des gens avec des paroles ne contenant une once de vérité.

Bien des choses peuvent plaire parce qu'on les crée dans ce but. La vérité n'a pas de but, les faits ne sont pas là pour plaire, ils sont là parce qu'on l'a voulu et même s'ils sont parfois tellement plus beaux que n'importe quoi d'autre, ils ne sont pas là pour plaire. Une simple vision superficielle ne montrera pas la nature profonde et belle que cache parfois la vie.
Il faut savoir découvrir la beauté.


L'idéal restant un magnifique fond et une façon de le déclarer pas trop mal réussie...?


Aujourd'hui j' vis
Demain je meurs,
Souvent j' me dis
Qu' c'est bientôt l'heure.

J'ai des amis
Peu de malheurs,
Mais puis je me dis
Qu' c'est bientôt l'heure.

Et puis je ris,
Parfois on s' meurt,
Tu sais, tant pis,
C'est bientôt l'heure.

Souvent la nuit,
J' vois des couleurs,
Et là j'oublie
Qu' c'est bientôt l'heure.

Il est minuit
Docteur Schweitzer.
Ca y est j'y suis
C'est déjà l'heure.

Et sur mon lit,
Entouré de fleurs,
J'veux qu'on sourit.
J'sens plus mon coeur...




On pourrait en écrire des livres à contempler le passé,
Mais je veux vivre et ne plus me contenter d'exister.



Pour toi Tite Math,souvenirs souvenirs...souvenirs...Parce qu'on a beau essayé d'arrêter le temps, au final c'est lui qui nous arrête...
La Barrière

# Enviado em Segunda 12 Maio 2008 14:07

Modificado em Segunda 12 Maio 2008 15:24

Ma ma ma, ma ma mamy bêle!.. (Va falloir la tondre)

Je ferme les yeux, et lentement, me laisse tomber sur ce matelas. Doux.
Comme au ralenti.
Après un microrebond qui parait me refaire décoller. Au ralenti, je remonte et retombe, un overshoot au ralenti...
Stop.
Immobile.
Allongé, sur mon lit, de tout mon long, les yeux fermés. On réfléchit.
J'essaye de remettre mes idées en ordre.
Mes pensées.
Pensée. Recollées.

Alors on se recolle, on se décolle et on décolle.
Petit à petit on oublie le matelas. Doux.
Douces pensées...


Vert. Tout est vert. Tout est émeraude.
La fabuleuse cité dort. On se balade dedans et tout brille.
C'est comme marcher sur un nuage.

Ouvre tes yeux. Qu'est-ce que tu attends? Vas-y vite. Ne réfléchis plus et fonce.

Il a pris une chose, en a fait tomber une autre, grimper une échelle a toute vitesse. Ouvrir la fenêtre. Respire respire.
Sur le toit, il fait frais.
Sur le toit tout est bleu.
Au loin le soleil se couche.

J'ai rejoint mon rêve, tout était clair, je ne faisais qu'un, avec moi, le toit et le ciel.Au loin, le soleil se couche...

C'était un bel après-midi...
Un bel après-midi, vert...
Ma ma ma, ma ma mamy bêle!.. (Va falloir la tondre)

# Enviado em Sábado 17 Maio 2008 17:34

Le jour se lève..

Le jour se lève..
... sur une immense maison immaculée.
Les rayons du soleil entrent par une des innombrables fenêtres et éclairent une chaise rouge.
Tout est calme. Reluisant.
Sur la chaise se trouve l'homme. Autour de lui, partout dans la maison, des centaines d'hommes en noirs attendent, immobiles.
Le vent, fait légèrement bouger les feuilles des arbres. Tout est calme.
Le café de l'homme remue légèrement.
Au loin de l'immense maison une monstrueuse marée arrive.
L'homme ne quitte pas sa chaise. Il imagine dans son dos les centaines de milliers d'humains qui se ruent sur lui.
Puis, il entend les hurlements. Pareil à de monstrueux corbeaux qui se battraient, puis pareil à des milliers de craies crissant sur un tableau et enfin un bruit complet, sans aucun pareil.
L'homme quitte sa chaise et les hommes en noirs le suivent tous un par un. Quelques secondes après, toutes les vitres volent en éclats.
La marée humaine se trouve à quelques kilomètres de la maison immaculée, et déjà, les murs se lézardent, tremblent pui s'effondrent.
Et la voila. Des milliers de millions de faces grimacantes qui se chevauchent, se piétinent, hurlent de rage et de douleur. Au plus près du sol, des gens sont écrasés.L'incroyable masse humaine les broie, les fait exploser et marche dessus, sans s'arrêter. Plusieurs planchers de cadavres jonchent déjà le sol et l'odeur est tellement insupportable que beaucoup d'autres s'arrêtent pour vomir et sont à leur tour, piétinés. Au plus haut de la marée, les gens ne savent pas où ils vont mais ils y courent, la plupart tombent et s'écrasent violemment. Ils sont à peine morts que d'autres les piétinent. Les mouches obsurcissent déjà l'horizon.
Tout n'est que sang, tripes, boyaux en décomposition, membres arrachés, mouches grosses commes des rats, rats gros comme des chiens. Il ne reste de ce que furent ces humains sacrifiés à leur race, que du liquide. Vomi, excréments et sang.
Mais la marée ne s'arrête pas. Elle ras la maison, les hommes, les femmes, les enfants, les milliers de millions de milliards d'humains passent dans la bâtisse comme des fourmis dans un cadavre.
Des journées passent et la marée continue de marcher sur les restes de la maison.
Les murs sont devenus morceaux.
Les morceaux sont devenus briques.
Les briques, poussière.
Il ne reste plus rien.
3 mois, 2 semaines et 5 jours après les premières faces hurlantes, les derniers humains de la marée marchent là où se trouvait la maison immaculée, le fauteuil rouge et les centaines d'hommes en noir qui protègent l'homme.
Lui, il a disparu. Nul ne sait où il se trouve. Peut-être sur une autre planète qui sait.
On m'a dit que les derniers humains de l'immense marée on finit par tomber dans le ciel.
Les milliers de millions de milliards d'humains sont tous morts.

La marée a laissé plusieurs couches de cadavres, la terre n'est plus visible. Les rares brins d'herbes encore vivants ont très vites été tués par l'odeur pestilentielle de tous ces cadavres en décomposition. Le ciel est noir de mouches.

Quelque part, le soleil se lève. Il découvre un des rares endroits où les morts n'ont pas touché la terre. Et sur ce morceau stérile de roche, le soleil éclaire de ses rayons, un fauteuil rouge.

# Enviado em Domingo 18 Maio 2008 15:43

Modificado em Terça 17 Junho 2008 16:27

Cowboy Bebop..

Quelques images ne suffiraient à décrire un tel chef d'oeuvre...
Quelques mots non plus...
A vous de voir.

# Enviado em Sexta 23 Maio 2008 16:26

Modificado em Domingo 25 Maio 2008 14:56

Comme se taper la tête contre un mur, et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer et recommencer, jusqu'à s'ouvrir le crâne, et en redemander.

Et c'est se saper la santé.

Se panser, sans penser, que cent pensées me ramèneraient à ses côtés.

Passer.

Passer, sans penser à tout ce qui aurait pu se passer. Ce n'est pas assez... Mais il est trop tard.

Alors c'est passer, à côté de ce passé à ses cotés.

Il faut désormais se condamner à souffrir en silence.

Chacun de son côté.

# Enviado em Quarta 04 Junho 2008 15:17